Christian HOHMANN

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VSM, la cartographie des flux

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La cartographie des flux est devenue un outil d’analyse incontournable pour révéler les dysfonctionnements ou les gisements d’amélioration.

La cartographie VSM (Value Stream Mapping) décrit le flux physique et le flux d’informations associé. elle obéit à des conventions de représentation qui rendent la lecture aisée et rapide pour tout initié.


Pour en savoir plus et rentrer dans la technique VSM, visitez ma rubrique >Value Stream Mapping<
Bon à savoir



Les cartographies

Les cartographies doivent documenter les opérations telles qu’elles sont effectivement exécutées et non pas comme les procédures les prévoient. En effet, les déviations ou différences de pratiques introduisent de la variabilité, dérogent au standard et entraînent le plus souvent des gaspillages.

Les cartographies doivent être établies avec les acteurs du terrain, afin de capter la réalité des opérations, mais aussi de les associer à cette visite critique avant de les inviter à améliorer le processus.

L’élaboration d’une cartographie est un travail d’investigation, d’analyse de détails, de synthèse et de reformulation. Le praticien procède par interviews, par animation de groupe et par l’observation directe des opérations.

Il faut régulièrement inviter les acteurs du terrain à visiter la cartographie, à la compléter, la corriger et finalement à la valider.


VSM, outil roi du Lean

La Cartographie Value Stream Mapping a été popularisée par Mike Rother au travers de son livre didactique "Learning to see". C'est un outil Lean "relativement" récent, dérivé du MIFA (Material and Information Flow Analysis) de Toyota.

Un (une ?) VSM consiste à retracer le flux physique des matières, pièces ou produits le long du processus, tel qu'il est, avec toutes les péripéties, aléas et déviations tels qu'ils apparaissent dans la réalité. Sur la même cartographie sera tracé le flux d'informations correspondant, qui peut se matérialiser par :

  • ordres informatiques
  • passation de commandes
  • échanges d'e-mails
  • échanges téléphoniques,
  • etc.

Les étapes, transferts, déplacements et échanges sont figurés par des pictogrammes qui les symbolisent, ce qui rend la lecture - une fois les clés de lecture comprises - simple synthétique, rapide et offre une vision transversale et étendue de l'état actuel du processus.

Les pictogrammes sont complétés par quelques informations concises telles que capacité de chaque ressource, niveau de performance maitrisé, niveau des stocks, demande moyenne, temps de changement de séries, etc.

En outre, on reporte sur la cartographie les dysfonctionnements, les améliorations potentielles, l'identification de gaspillages.

Une ligne du temps indique le temps de traversée (Lead Time, LT) du processus, ainsi que le rapport temps de valeur ajoutée sur temps total.

    Notons que la déclinaison VSM administratif existe pour cartographier le travail dans les secteurs de services, les tâches administratives, etc.

On comprend qu'un tel outil soit rapidement devenu un outil-roi au service du Lean.


Cartographier

Le principe du VSM est de suivre un produit ou une prestation tout au long du processus et de le documenter, en récupérant des informations fiables, telles que :

  • quelles sont les tâches exécutées,
  • la nature et les quantités d'informations échangées,
  • quels sont les temps de cycles, les durées de changement de série, les lead times, les temps d'attentes,
  • les tailles de lot, les stocks et en-cours,
  • la performance vs sous-performance des processus,
  • taux de qualité vs non-qualité
  • la ressource humaine affectée, sa productivité, l'absentéisme
  • ...

Les stocks (y compris les tampons ou buffers) sont particulièrement intéressants à identifier dans une approche lean. Ils sont valorisés en nombre de pièces ou en temps de couverture.


Christian HOHMANN

Une cartographie bien faite s'attache à décrire le processus tel qu'il est en réalité, et non comme les procédures disent qu'il devrait être ! Pour cette raison, il est recommandé de travailler sur le terrain, au plus près de l'exécution, avec les acteurs concernés.


Participer, comprendre et partager.

Les cartographies sont des supports très utiles qui permettent :

  • de partager la vision et/ou la connaissance d’un processus entre toutes les parties prenantes,
  • de travailler sur les dysfonctionnements, gaspillages et potentiels d’amélioration, parmi lesquels les goulots d’étranglements, les ressources insuffisamment flexibles, les changements de série longs, etc.
  • de communiquer vers les collègues, la hiérarchie...

Il est fréquent que les différents acteurs du système ne connaissent qu’une partie du processus sur lequel ils interviennent. Le fait de découvrir et partager la vision du processus, de comprendre la nature, les contraintes et les nécessités des opérations en amont et en aval permet souvent de lever des blocages dus à l’ignorance ou à la méconnaissance, de restaurer les règles et standards et améliorer l’anticipation des dysfonctionnements.


Pour en savoir plus et rentrer dans la technique VSM, visitez ma rubrique >Value Stream Mapping<
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Mise à jour le Lundi, 12 Septembre 2016 11:56  

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