Christian HOHMANN

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De la nécessité de sortir régulièrement des environnements “toxiques”

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Il y a des environnements de travail qui présentent une toxicité, non pas au sens premier du terme, mais au sens que prend toxique lorsqu’on l’entoure de guillemets. Toxique pour le moral, toxique pour le bon sens, ce genre de toxicité.

Une immersion trop longue, trop intense dans ces milieux finit par affecter le jugement, le comportement, l’humeur, voire un peu de tout. L’empathie ou un syndrome de Stockholm risque de faire perdre le sens critique et englouti la personne exposée dans le milieu ambiant.

C’est ainsi que l’on se demande pourquoi des personnes au demeurant brillantes acceptent des situations de travail dégradées, parfois absurdes et certainement délétères. Elles en arrivent à se résoudre à la fatalité, à accepter les ambiances détestables, à se ranger derrière la pensée unique et/ou participer aux intrigues et combats du panier de crabes.

Les intoxiqué(é)s le sont à petites doses, insensiblement. Ils/elles ne s’en rendent pas nécessairement compte.

C’est pour cette raison que les métiers du conseil en entreprises confient au directeur de mission le soin de garder une distance et une hauteur de vue suffisante pour détecter l’atteinte toxique des consultants en immersion.

Mieux valant prévenir que désintoxiquer, il faut ménager des sorties régulières de ces environnements pour aérer les cerveaux et reprendre cette fameuse distance et hauteur de vue.

Ceci vaut également pour les employés à qui, si c’est possible, il faut procurer des contacts avec d’autres réalités. Cela peut se faire au travers de visites d’autres entreprises, de clients, de fournisseurs, de salons, des formations, des conférences...

Et il y a celles et ceux qui se distancient par l’écriture...


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