Christian HOHMANN

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Amélioration continue : Gérer les frustrations liées à la courbe en S

En matière d'amélioration continue les chefs de projet doivent savoir gérer les frustrations liées à la courbe en S.

La courbe en S est la forme de la courbe de performance dans le temps. Elle décrit un temps de latence (t1) avant que la performance (p1) ne décolle après mise en place des améliorations, puis une montée plus ou moins rapide avant une stabilisation au nouveau niveau de performance (p2).

Ce temps de latence après la mise en place des premières améliorations, pour que les améliorations commencent à être perceptibles, a plusieurs causes possibles et peut poser différents problèmes.

La raison la plus triviale d’une absence d’effets notables est que les solutions mises en place ne produisent pas les effets attendus. Il est par conséquent utile d’estimer par avance, à leur mise en œuvre, quand les effets doivent être perceptibles, afin de disposer d’une alerte lorsque le délai escompté est dépassé.

Une autre raison triviale est un temps de cycle long. Celui-ci peut concerner un processus de transformation, de traitement et un temps de latence inhérent au processus avant que l’on puisse juger du succès de l’opération. Typiquement des durées techniques, des durées nécessaires aux processus de transformation chimiques ou biologiques ou encore des délais de réponse d’organismes tiers, etc.

L'effet retard peut-être dû au processus d’amélioration lui-même, qui nécessite plusieurs étapes telles qu’une formation initiale, la mise en place des premières améliorations, puis le temps de mesurer leurs effets et de pouvoir les analyser.

Une autre raison, combinable à la précédente, est la loi de Little qui, rappelons le, stipule que le temps de traversée d'un stock est égal à la valeur de ce stock divisée par la consommation moyenne. Ceci signifie que si l'amélioration intervient à un endroit découplé du point de mesure de son efficacité, par un encours, un stock, l’effet doit se propager au travers de l'encours ou du stock avant de pouvoir être détectable. En conservant toute chose égale par ailleurs.

Notons que ce phénomène décrit dans le contexte de l’amélioration continue peut se trouver dans la mise en œuvre de n’importe quel projet.

Ce décalage peut poser problème à une Direction Générale qui raisonne en retour sur investissement et le souhaite le plus rapide possible. 

Ceci est d’autant plus vrai que le secteur d’activité est concurrentiel car une amélioration peut déterminer la compétitivité et/ou la profitabilité d’un projet, d’une offre, voire de l’organisation toute entière.

Il est donc recommandé au chef de projet de faire de la pédagogie et rappeler le phénomène de la courbe en S. Quand bien même les directeurs prétendent le connaître, la pression des affaires tend à le faire oublier.

Le second problème concerne les acteurs du terrain qui attendent un bénéfice de l’amélioration, comme par exemple la résolution de problèmes, l’élimination d’irritants, une meilleure ergonomie, etc.

En supposant que les opérationnels aient été associés à l’amélioration, il faut gérer leur frustration et leur possible impatience à constater des changements auxquels ils se sont associés.

Faute de démontrer rapidement que cela fonctionne, il y a un risque important de perdre leur attention et leur motivation.

Pour cela, il faut que le chef de projet choisisse des objectifs d’étape sur des horizons courts afin de pouvoir communiquer fréquemment sur de petits succès.

 Pour en savoir plus, consultez mon “Guide pratique des 5S

L’idéal est de viser la maille de la semaine et de ne pas dépasser le mois. La semaine représente une maille de temps familière aux opérationnels, le mois étant en quelque sorte la limite maximale admissible. Au-delà du mois cela devient généralement une abstraction.


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Juin 2017

L’actualité politique française ainsi que climatique du mois de mai 2017 a démontré, si cela était encore nécessaire, à quel point notre monde est VUCA, Volatil, Incertain, Complexe et Ambiguë. Durant ce mois là, j’ai publié “on n’est pas à l’abri d’un coup de chance”, un billet de bonne humeur (pour une fois) et sans aucun rapport avec ce qui précède.

J’ai aussi exploité l’enregistrement vidéo de ma conférence sur la définition et le déploiement de stratégie à l’aide d’outils logiques, mis en ligne sur ma chaîne YouTube en 3 parties d’environ 30 minutes chacune. Vous pouvez aussi retrouver les 3 vidéos sur >cette page dédiée<

4 nouveaux livres m’ont été offerts, avec attente de mes commentaires. Ceux qui le mériteront trouveront leur place sur ma playliste “Livres et lu pour vous”.

Quant aux étudiants paniqués face aux échéances qui arrivent, je leur renouvelle mes voeux de succès et plus encore l’expression de ma ferme détermination à ne pas faire leurs devoirs à leur place.

Côté blog en anglais, je me suis plus intéressé à la collaboration hommes-robots et aux promesses de l’industrie du futur quant à l’emploi. Les discours me paraissent un peu trop optimistes pour être tout à fait honnêtes et je me demande si ce n’est pas la crainte de voir de nouveaux Luddites fracasser les cobots qui pousse les promoteurs à minimiser les impacts sur l’emploi humain..?

En ce tout début juin, une journée d’échange avec Davy Pillet, co-auteur avec son père Maurice de Design For Six Sigma, fut non seulement un moment agréable, mais également productif en matière de futures publications et travaux en collaboration.


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Mai 2017

Comme les clips vidéo semblent tenir leur promesse quant à intéresser les visiteurs de ma chaîne YouTube ou de ce site, je persévère dans la production. En avril j’ai par exemple partagé mes étonnements récurrents au fil de mes missions en entreprises ou encore les bénéfices du Logical Thinking Process. 

Je me suis également souvenu de ce confrère outré qu’un jury de conférence lui reproche ses fautes d’orthographe, une colère bien mal placée et un thème pour un article à lire ici.

Si la maintenance, en tant que fonction, ne fait plus guère recette, le TRS (OEE) continue à être utilisé. Faut-il rappeler que le TRS a été révélé au travers de cette démarche oubliée qu’est la Maintenance Productive Totale (TPM) ? L’amélioration du TRS n’est cependant pas une affaire de maintenance.

Côté blog en anglais, j’ai publié cinq articles en avril, qui pourraient vous intéresser.


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Avril 2017

Christian HOHMANN

Le mois de mars m’a procuré une expérience peu banale : un participant à l’une de mes formations, ému au larmes d’avoir pu y participer - comprenez “que sa hiérarchie l’y inclut” - et d’y trouver matière à l’aider dans son travail au quotidien. C’était à quelques milliers de kilomètres de Paris, en Europe Centrale. 

Là-bas les conditions de travail ne sont pas encore au standards ouest-européen, ni sa durée hebdomadaire, ni les congés annuels et certainement pas les salaires. Pourtant, les ouvriers sont des bosseurs et mes stagiaires appliqués. Un exercice donné est un ordre qui n’est ni discuté ni négocié. 

Voyant l’intérêt sincère à ce que je peux apporter et les besoins à couvrir, je vais y retourner avec motivation.

Côté vidéos sur ma chaîne YouTube, j’ai mis en ligne une playliste “Christian fait son professeur”. Ce titre est dû à l’affectueux sobriquet de “professeur” dont on m’affuble souvent, un rôle que j’endosse volontiers et un surnom que j’assume avec un brin d’autodérision.

Je ferai mon professeur lors de ma formation Lean Management le 6 avril, lors de ma conférence à l’université de Savoie le 13 avril, à l’Université Technologique de Troyes à la rentrée prochaine et partout où mes missions me mèneront.

Peut-être devant vous...


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