Christian HOHMANN

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Accueil Prospective - préparer le futur A propos de prospective Après COVID, saurons-nous changer de paradigmes ?

Après COVID, saurons-nous changer de paradigmes ?

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Fin mai 2020, les mesures officielles de déconfinement et de retour à une certaine normalité sont annoncées au fil du temps et se pose la question de la gestion de l’après. Comment amortir les effets de la crise économique qui succède déjà à la crise sanitaire  

En pleine pandémie, dans le désarroi, l’émotion, mais aussi dans l’analyse pertinente les clairvoyants ont annoncés “qu’il faut changer de logiciel”, que l’on ne pourra plus revenir au monde d’avant. Ces déclarations vont rapidement se confronter à la réalité.

Saurons-nous changer de paradigmes ?

Car alors qu’il apparaît qu’il faut des changements drastiques, d’inquiétantes déclarations et des demandes pressantes se font entendre, qui n'aspirent qu’à restaurer le monde d’avant. 

Travailler plus et consentir des sacrifices pour compenser les pertes durant la pandémie, suspendre les mesures en faveur de l’environnement, aider massivement le secteur automobile à écouler ses stocks (tiens donc, les champions du juste-à-temps et flux tendus sont pris la trésorerie coincée dans les stocks ?), ré-autoriser l’usage du plastique jetable, soutenir Air France, soutenir l’industrie aéronautique et conditionner les aides à la sauvegarde des emplois. Et j’en oublie. 

Qu’y a-t-il de neuf dans tout cela ? Qu’est-ce qui changera le monde demain ? Qu’est-ce qui nous aidera lors de la prochaine crise ? 

Nos “élites” raisonnent selon les modèles anciens, celui de la croissance, de la recherche du profit, de l’économie ancienne. 

Conditionner les aides gouvernementales à la sauvegarde des emplois c’est d’abord ignorer ou ne pas oser reconnaître que l’emploi va doucement vers sa fin, qu’il vaut mieux sauvegarder les individus que les emplois. 

C’est ensuite imposer des contraintes et influencer une bonne part de la stratégie des entreprises concernées, au risque de transformer leurs dirigeants en chasseurs de primes plutôt que de les laisser exprimer leurs talents de visionnaires et stratèges. 

Plutôt que de voir encore le gouvernement se mêlant de tout, imposant du haut, et édictant des règles aussi détaillées qu’absurdes via son administration largement ignorante des réalités du terrain, il vaudrait mieux exiger des capitaines d’industrie leur propre feuille de route.

Est-elle convaincante ? Répond-elle à des besoins fondamentaux des citoyens ? Est-elle en ligne avec les grandes orientations qui amélioreront le monde de demain ? Si oui, alors l’état pourra accorder des aides au nom des citoyens qui investissent dans leur futur. Si non, il faut revoir la copie ou oser laisser les projets non viables à leur propre sort.


Mise à jour le Lundi, 01 Juin 2020 13:09