Christian HOHMANN

Depuis 1998

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Bienvenue sur le site de Christian HOHMANN

Juin 2014

Le mois de mai a été un petit mois. Cette année, le mois de mai est favorable aux salariés par le nombre de jours fériés et de ponts qu’il autorise. Cela pourrait préfigurer notre futur dans lequel nous travaillerions nettement moins, voire plus du tout, à mesure qu’un nombre croissant de tâches seraient automatisées, confiées à des programmes informatiques, à des robots, à la technologie.

Dans ce futur, le travail en tant qu’activité pourvoyeuse de revenus et d’occupations diminuerait, laissant davantage de temps à.. à quoi ?

Et comment, dans un monde avec encore moins d’emplois, assurer ses revenus ?

Ce futur est à construire. Il pose encore plus de questions que nous pouvons y apporter de réponses. Le problème est que ce futur semble arriver rapidement et que (trop) peu de personnes y prêtent attention. Ce n’est pas tant ce futur qui pose problème, mais la transition de nos habitudes et références vers quelque chose d’autre qu’il est difficile d’appréhender.

Des innovations et des expériences nouvelles sont en cours. L’économie de propriété bascule discrètement dans l’économie du partage et l’économie collaborative.

A titre d’exemple, les véhicules se louent au besoin mais ne s’achètent plus nécessairement : Vélib, Autolib, location de véhicule particulier à des particuliers, etc.

L’économie collaborative progresse : crowdsourcing, coworking, crowdfunding

Certaines analyses prospectives laissent à penser que nos besoins seront couverts à faible coût du fait de l’automatisation croissante et du basculement dans une autre économie, ce qui devrait rassurer quelque peu sur les sources de revenus futurs, qui seront d’autres natures qu’essentiellement salariales.

En réfléchissant à ce futur durant mes congés, les circonstances m’ont inspiré l’article Echangeriez-vous Maria pour un robot?

Les statistiques de lectures après quelques semaines semblent montrer que le sort potentiel de Maria n’émeut guère les foules, peut-être parce qu’elles-mêmes se sentent menacées par la technologie ?



 

Mai 2014

En mai fait ce qu'il te plait.

Dans la limite des moyens disponibles et compte-tenu des contraintes devrait ajouter le dicton.

Dans certaines entreprises les employés font effectivement ce qui leur plait, toute l'année. Les cas récents que j'ai pu suivre ne relèvent pas de l'innovation managériale mais de dérives et de manque de direction.

Pour réaligner les contribution, j'use et abuse du Goal Tree. C'est un outil structurant et pédagogique, simple à comprendre mais dont la simplicité n'est qu'apparente, ce que les dirigeants constatent à l'usage.

Pour comprendre les postures individuelles et éventuellement faire le point sur sa propre situation, le modèle BlessingWhite est très utile. Je le présente dans la rubrique management du changement bien que ce ne soit pas directement sa fonction. Il permet néanmoins de comprendre qui est engagé, presqu'engagé, désengagé, en lune de miel, explosé ou planqué.

En ce début mai je constate une reprise dans les demandes, les mises en relations, les contacts, signe d'une amélioration de la confiance dans l'avenir si ce n'est encore de la conjoncture. Je reste convaincu que des opportunités fabuleuses se feront jour, au travers notamment des innovations autour de l'impression 3D et autres techniques additives, la robotique. Ces opportunités sont également clairement des menaces pour certains métiers, des secteurs d'activité.

Je partage mon analyse des scénarios possibles du futur proche dans la rubrique prospective, préparer le futur.

Au rayon des nouvelles parutions d'avril, la suite de l’étude de cas Alpha. Celui-ci montre pas à pas l'emploi des outils des Thinking Processes, eux-mêmes sous-ensemble de la trop peu connue Théorie des Contraintes. Ce cas semi-fictif est inspirée d’une mission réelle. Le premier épisode est présenté en vidéo ci-dessous.

On dit les français peu doués en langues étrangères et peu enclins à faire des efforts en la matière. Quelle surprise de constater que la fréquentation de mon blog exclusivement en anglais est essentiellement faite de visiteurs français !

Je n'ai donc pas l'impression de trahir mon public en distrayant une part de mon temps (bien trop limité!) à partager à l'international.




Quelque soit le média que vous préférez, je vous invite à le faire connaitre sur vos réseaux sociaux favoris.


 

Avril 2014

Ma stratégie d’internationalisation personnelle au travers de mon blog exclusivement en anglais ne m’a permis de poster que 11 articles en français sur ce site contre 27 en anglais sur le blog au mois de mars 2014 et mis en retard pour produire cet édito.

Au rayon des nouvelles parutions de mars, l’étude de cas Alpha. Elle est inspirée d’un cas réel et dans le premier épisode montre l’utilisation d’un Current Reality Tree (CRT) ou "Arbre de la Réalité Courante" pour démontrer les liens de causes à effets entre des effets indésirables ressentis et mesurables et la cause racine qui leur donne naissance. Le CRT est un des outils des Thinking Processes, eux-mêmes sous-ensemble de la trop peu connue Théorie des Contraintes.

Certains auteurs francisent le nom des outils et méthodes, je préfère quant à moi utiliser les termes les plus utilisés et favoriser la compréhension et l’échange avec le plus grand nombre. Juugad justement a de grandes chances de s’imposer plutôt qu’innovation frugale. Robolution a le bon goût d’être devinable en français comme en anglais et d’autres langues encore.

TRS (Taux de Rendement Synthétique) est un dilemme. En France cet indicateur est largement connu sous sa forme francisée alors que c’est OEE (Overall Equipment Effectiveness) en anglais et donc à l’international. Essayer une traduction littérale du type Rate of Synthetic Yield vous assurera la perplexité de vos interlocuteurs et une bonne rigolade le soir au bar.

Cela me rappelle ce collègue qui au Japon voulait faire la conversation avec une charmante nippone et lui demandais sans succès « do you eat eguess ? ». Il a dû nous le dire en français pour que nous-mêmes comprenions que les mystérieux eguess en question étaient des eggs (des œufs). L’expression lui a collé des années. Marc, si tu me lis…

Si le TRS est connu, combien de points de TRS représentent 10 minutes de perdues est peu souvent calculé. Pourtant, combien de petits bouts de quelques minutes sont perdus au fil d’une journée ?

Le Goal Tree est également un outil des Thinking Processes, dont j’explique les différents usages, notamment pour contrecarrer la résistance au changement. Notez que sur mon blog en anglais le nombre d’articles postés à ce sujet est (pour l’instant) plus important.

L’analyse stratégique par les cinq forces de Michael Porter de l’innovation de rupture que représente l’impression 3D est également un article apprécié, mais qui a suscité bien moins de curiosité que le parallèle des principes du jeu Candy Crush et du management.

Au rayon vidéo est paru le principe du tableau de marche.

Finalement, pour m’encourager à alimenter ce site en publications françaises, je vous invite à le faire connaitre sur vos réseaux sociaux favoris.


 

Mars 2014

Du premier jour de l’année 2014 au premier jour du mois de mars, 20.007 visiteurs ont accumulé 27.989 visites sur ce site pour y consulter 89.196 pages.

Avec une durée moyenne de 3 minutes et 44 secondes par page, cela représente 5.550 heures de lecture ou l’équivalent de 231 jours.

Si ces chiffres sont sans commune mesure les ordres de grandeur de big data, ils n’en sont pas moins illustratifs de sa mécanique : le foisonnement de données de toutes natures généré par une myriade de petites actions. Vous par exemple qui lisez ces lignes participez nécessairement à l’alimentation des statistiques de visite de ce site, ce pourquoi je vous remercie.

Si big data ne vous évoque pas grand-chose, vous trouverez une introduction au sujet en >cliquant ici< ou parmi les autres mots nouveaux du futur proche ou encore dans la rubrique transformation digitale.

Mes fidèles lectrices et mes lecteurs assidus se demanderont pourquoi cette inflexion prospective dans mes publications depuis quelques mois ?

C’est que les technologies nous préparent des transformations, des révolutions que le grand public n’appréhende pas nécessairement. Ce sont des changements à venir dont la plupart tiendront plus de la rupture que de la simple évolution. Les impacts seront formidablement positifs dans bien des cas et potentiellement terribles dans d’autres.

Bah ! se diront les optimistes, des évolutions technologiques il y en a depuis que la femme est femme / l’homme est homme et l’humanité s’est adaptée et y a gagné.

Certes, mais l’intensité des changements à venir et le rythme de leur succession seront inédits. Combien d’humains confortables dans leur quotidien actuel s’adapteront à la vitesse requise ?

Par ailleurs, sachant que lorsque l'on évoque la résistance au changement on évoque les difficultés du management à faire accepter des changements somme toute mineurs - toutes proportions gardées – à des situations habituelles. Qu'en sera-t-il demain lorsqu'il faudra manager les inévitables ruptures annoncées ou prévisibles ?

Loin de moi l’idée de répandre panique et pessimisme. Je reste convaincu que le futur qui se prépare est désirable, simplement il le sera d’autant plus à toutes celles et ceux qui l’auront anticipé.

En attendant, pour retrouver rapidement et facilement vos dossiers, vous pouvez utiliser une technique rustique, éprouvée, low-tech, j’ai nommé le trait en travers des classeurs !



 

Février 2014

La désindustrialisation est une réalité dans les vieilles économies depuis près des décennies. Le problème est (enfin) pris au sérieux au niveau national et Européen. Des programmes visent à réinventer une industrie apte à produire de la valeur en intégrant les contraintes et réalités telles que la démographie, la place des individus, le respect de l’environnement, etc.

Ces usines du futur, telles qu’elles sont imaginées aujourd’hui, seront plus "intelligentes" grâce aux technologies digitales, à une automatisation plus poussée et à l’intégration de robots collaboratifs, les cobots.

Ces changements sont enthousiasmants, motivants mais également troublants.

Ces usines ne seront plus, comme celles du siècle passé, d’énormes structures et de grands employeurs. La nature même de l’emploi proposé sera différente.

Préparer ce futur fait appel à l’analyse prospective, mais également à une rétrospective par laquelle on vérifie quels enseignements de l’expérience passée sont utiles dans le futur.

A ce titre, les retours d’expériences avec Lean, la Théorie des Contraintes et Six Sigma sont de précieux éclairages pour éviter de reproduire des erreurs et maladresses du passé.

Les ruptures qui s’annoncent trouveront avantage à être préparées, si cela est possible, par le management du changement.