Christian HOHMANN

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La résistance passive

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Christian HOHMANN La résistance passive peut être difficile à reconnaître de prime abord. Elle est généralement reconnaissable par le décalage entre le discours et les actes. Les personnes en résistance passive ont tendance à exprimer leurs ressentiments de manière indirecte, plutôt que d'indiquer clairement et directement leur désapprobation à la personne concernée.

Cet article est une traduction et libre interprétation de l’article "8 Examples of passive aggressive behaviour"

Les comportements de résistance passive peuvent être le fait d'une mauvaise communication, d'absence de communication ou de l'interprétation que les personnes en font, de ce qu’elles pensent ou ressentent. Voici huit exemples de comportements dénotant une résistance passive (liste non exhaustive).

Ressentiment face aux exigences

Les demandes ou exigences exprimées sont ressenties comme injustifiées ou injustes. Plutôt que d'exprimer leurs (res)sentiments , les personnes adoptant un comportement de résistance passive vont intérioriser leur colère et sentiments en gardant rancune aux demandeurs.

Dans bien des cas, ces personnes n'étaient pas dans l’obligation d’accepter la demande ou pouvaient faire valoir leur opinion au moment même de la demande. Un certain nombre de malentendus ou d’incompréhensions, des interprétations erronées, voire des ulcères pourraient être évités si le désaccord était exprimé.

Procrastination délibérée

La procrastination, le fait de remettre à plus tard ce qui doit être fait, est une décision délibérée prise par les personnes en résistance passive. Plutôt que de refuser la tâche ou d’en expliquer l’inadéquation, les résistants passifs vont retarder l'achèvement de la tâche demandée jusqu'au dernier moment, ou délibérément la retarder. Ceci visant à mettre le donneur d’ordres en difficulté ou au moins à lui faire « payer » la corvée par quelques embêtements.

Erreurs intentionnelles / Sabotage

Les erreurs intentionnelles sont soit un signal manifeste de mauvaise volonté, soit une stratégie pour éviter des sollicitations futures. C’est un jeu potentiellement dangereux pour la personne qui commet intentionnellement les erreurs, aussi faut-il s’attendre que les erreurs ne puissent totalement lui être reprochées, par exemple en jouant d’une ambigüité dans les instructions ou en plaidant l’erreur de bonne foi.

Attitude hostile

Les résistants passifs supposent fréquemment que les autres savent ce qu’ils ressentent et prennent tout ce qu’ils n’approuvent pas comme une provocation. Ainsi, un travail demandé par un supérieur qui est sensé connaitre la saturation en charge de travail et pris comme une provocation, du mépris ou une chicanerie. Rappeler posément la charge de travail et l’incapacité d’absorber la charge supplémentaire n’est pas une réaction commune, pas plus que de demander de l’aide pour assumer le travail supplémentaire.

Crier à l'injustice et au manque de reconnaissance

Un cran supplémentaire dans la victimisation est franchi lorsque tout est considéré comme une agression dès que quelque chose ne va pas dans leur sens. Toute contrariété est considérée comme injuste ou une injustice.

Déguiser les critiques en compliments

C’est le talent des résistants passifs qui semblent agréables et chaleureux. Lorsqu’ils font des compliments, on se rend compte dans un second temps que c’était du cynisme et/ou une critique déguisée.

Le dernier mot

Les résistants passifs tendent à chercher à avoir le dernier mot, quand bien même l’argumentation est close. Cela peut être par une remarque plus ou moins subtile qui leur donne l’illusion d’une victoire ou de s’en aller tête haute.

Le silence

La résistance passive ce caractérise par le décalage entre ce qui est exprimé et ce qui est fait. Si généralement qui ne dit mot consent, ce n’est pas le cas en l’espèce. Pour celui qui sollicite, se voir opposer un silence est signe de problème, sans que la personne en résistance consente à s’exprimer sur la nature ou l’origine du problème.

Une variante est de s’entendre répondre « rien » à la question « quel est le problème ? »

En conclusion

Selon les auteurs de l’article inspirateur, les résistants passifs ont des comportements enfantins, boudeurs et cherchent l’issue victorieuse (selon eux) à la crise, même si leurs stratagèmes sont parfois ridicules.

Les huit attitudes décrites doivent être des signaux de problèmes potentiels et il faut trouver à faire émerger la cause du désaccord avec quelqu’un peu enclins à verbaliser ses sentiments.


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Mise à jour le Vendredi, 10 Octobre 2014 14:13