Christian HOHMANN

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Accueil Prospective - préparer le futur Usine du futur - Industrie 4.0 Les méthodologies à l’épreuve de la quatrième révolution industrielle

Les méthodologies à l’épreuve de la quatrième révolution industrielle

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Ses promoteurs attendent énormément de la quatrième révolution industrielle (Industrie 4.0), basée sur l’intégration numérique des ressources et résolument technologique.

Pour vous familiariser avec le concept >Industrie 4.0, cliquez ici<

La technologie et l’intelligence qu’elle embarquera sont censées affranchir les processus futurs de certaines faiblesses et limitations humaines. Se pose alors la question de la pérennité d’approches et de méthodologies telles que Lean, Six Sigma ou la Théorie des Contraintes.

Dans cette réflexion prospective, je postule que ces dernières non seulement survivront à l’engouement pour la technologie, mais conserveront naturellement leur place dans les usines et entreprises du futur.

Un article particulier est dédié à chacune des méthodologies. Dans chaque article, j’en explore de manière prospective leur devenir, avant de livrer une conclusion.


Introduction

Les méthodologies LeanThéorie des Contraintes et Six Sigma (TLS) sont trois méthodologies par lesquelles le management compte compenser des faiblesses et résoudre des dysfonctionnements de processus. Dans ces processus, le facteur humain est un paramètre hautement variable et souvent perturbateur.

Si comme les promoteurs de l’Industrie 4.0 le promettent, la technologie se substituera en tout ou partie au facteur humain et compensera ses faiblesses, on peut se demander a priori s’il est encore utile de faire tant d’effort en matière de management. Dès lors, que deviendraient les méthodologies citées ?

Trois scénarios possibles se dessinent :

  1. Les méthodologies périclitent, tombent dans l'oubli et disparaissent
  2. Les méthodologies résistent et subsistent
  3. Les méthodologies trouvent de nouveaux champs d'applications et leur intérêt s'en trouve renforcé

L'analyse porte sur chacune des méthodologies TLS, sachant que leurs caractéristiques propres les exposent de manières différentes aux évolutions attendues.

Par ailleurs, dans les milieux industriels et techniques notamment, la technologie présente pour les ingénieurs et techniciens un attrait irrésistible. C'est d'abord la raison du choix de leurs cursus, c'est ensuite pour la majorité d'entre eux comparativement plus attractif que la résolution des problèmes que ne manque pas de poser le management des humains.

Cet attrait irrésistible pour la technologie pourrait détourner l’intérêt des méthodologies TLS au profit d’investissements dans des solutions technologiques.


L'analyse

> Lean et Industrie 4.0
> Six Sigma et Industrie 4.0
> Théorie des Contraintes et Industrie 4.0


Conclusion

Lean, Six Sigma ou la Théorie des Contraintes devraient toutes survivre la quatrième révolution industrielle, voire même y trouver une nouvelle jeunesse dans des cas d’applications nouveaux, différents et pour certains inédits.

Lean et Théorie des Contraintes devraient démontrer leur robustesse et leur aspect universel en s’appliquant naturellement, sans nécessité de révision ou réforme.

Je suis plus septique quant à Six Sigma. Je ne doute pas que cette méthodologie trouvera ses propres cas d’application et démontrera sa pertinence dans un environnement plus cybernétique, mais la masse de données produites et leur nature amènera à reconsidérer leur analyse et les outils pour les exploiter.

D’autant que les promesses des techniques autour du Big Data et du High Performance Computing mettront à disposition - dans un futur (très) proche - des outils et approches nouvelles.

Plutôt que d’appliquer les techniques statistiques à quelques paramètres critiques, c’est une approche holistique, globale, considérant de nombreux paramètres sous forme de scénarios qui devrait émerger.

Par ailleurs, tout le côté mathématique, science dure de Six Sigma peut être transféré aux machines et processus de contrôle, ce qui pose la question du besoin d’experts.

J’émets donc l’hypothèse de la survie de Six Sigma mais au prix d’une adaptation qui devrait être épargnées aux deux autres méthodologies.


Le terme conclusion, portant sur une réflexion prospective d’un futur potentiel à un horizon éloigné de 10 à 20 ans, ne peut être compris comme un avis définitif. C’est bien davantage une synthèse susceptible d’évoluer en fonction des développements, tant techniques que conceptuels.


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Mise à jour le Samedi, 15 Novembre 2014 07:38