Christian HOHMANN

Depuis 1998

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille
Accueil Théorie des contraintes (ToC) Throughput Accounting Throughput Accounting, études de cas

Throughput Accounting, études de cas

Envoyer

Exemples de raisonnements basés sur les principes du Throughput Accounting

La comptabilité traditionnelle renforce les contrôles aux endroits où des pertes d'argent peuvent potentiellement survenir, tels qu'au service Achats, la paye, les investissement et la gestion des liquidités.

Le Throughput Accounting (TA) ne se soucie que de l'exploitation maximale du goulot et se rapproche bien davantage des réalités opérationnelles en se focalisant sur le contrôle de la capacité disponible, la minimisation du temps d'indisponibilité, le ratio production réelle / production attendue, ne pas générer de surproduction ni produire des références non attendues.

La non-qualité après le goulot représente une perte intégrale (ou un surcoût dans le cas de nécessité de retouche) et constitue également un point de contrôle pour la gestion, tout comme la protection du goulot par le monitoring du buffer placé devant lui et la surveillance des approvisionnements critiques.


Les exemples présentés dans cette page sont adaptés ou inspirés du
podcast n°46 de Steve Bragg http://www.accountingtools.com/podcasts/



Situation initiale

Soit une entreprise imaginaire dont un des ateliers produit le célèbre et imaginaire Azyklon, que pour des raisons de convenance nous appellerons produit A, et du Butiklar (tout aussi imaginaire, noté B) à l'aide de lignes de production comportant un procédé goulot dont la capacité hebdomadaire est de 4.000 minutes.


Le tableau ci-dessous récapitule les autres données.

Le produit A génère 10 € de Throughput et nécessite 5mn de goulot par unité produite. La minute de goulot génère ainsi 10/5=2€/mn.

Le produit B génère 20 € de Throughput et nécessite 4mn de goulot par unité produite. La minute de goulot génère ainsi 20/4=5€/mn.

La demande hebdomadaire est de 500 unités de chacun des produits.



1. Maximiser le mix produit

La demande hebdomadaire totale dépasse la capacité du goulot (4.500 mn requises / 4.000 disponibles). L'arbitrage du mix produit est donc logiquement : 500B + 400A. On charge le goulot au maximum avec le produit au Throughput le plus élevé puis la capacité résiduelle est utilisée pour les produits restants (dans l'ordre décroissant de leur Throughput).



Le Throughput maximal est ainsi de 14.000€





2. Doit-on accepter la commande ?

Le directeur commercial rapporte une opportunité apparemment attractive, une client est prêt à acheter tous les produits B que l'entreprise peut produire en échange d'un prix intéressant. La négociation pour le volume maximal (1.000 unités B / semaine) fait baisser le Throughput de 5 à 4 € /mn de goulot. Doit-on accepter la commande ?

Réponse : oui. Dans le cas initial, l'espérance de gain maximal était de 14.000€, dans le second cas il est de 4.000mn x 4€/mn = 16.000€.

3. Retour sur investissement

Le responsable de production fait une proposition pour alléger la charge du goulot lors des productions du produit A, qui ne nécessiterait plus que 4mn de temps de goulot contre 5 précédemment. La solution suppose un investissement préalable et unique de 7.000. Cette solution est-elle intéressante et quel est son retour sur investissement ?

Gagner une minute de temps goulot sur A élève le Throughput/mn à 2,5€ (10€/4mn par unité). Ils est alors possible d'honorer l'ensemble de la demande hebdomadaire et le Throughput total passe à 15.000€ / semaine, contre 14.000 maximum initialement. La solution est intéressante. Le différentiel de 1.000€/semaine "paye" l'investissement en 7 semaines, puis après cette durée, le différentiel deviendra du gain net.

4. Le coût de la non-qualité

Des problèmes de qualité font rejeter 100 produits B par semaine après le goulot. A combien se monte la perte de Throughput et quel coût maximal de solution avant goulot est acceptable pour régler le problème ?

100 B perdus à 20€ = 2.000€/semaine de coût de non-qualité. Basiquement, toute solution qui règle le problème à moins de 2.000€/semaine est bonne (tri préalable, retouches...).


Mise à jour le Dimanche, 25 Mai 2014 09:00