Christian HOHMANN

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Candy crush, une leçon de management de plus

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Dans un article précédent, j’avais décrit les parallèles entre les pratiques de management et ce jeu hautement addictif qu’est candy crush. Depuis j’ai pris une autre leçon en alignant des friandises virtuelles.

J’étais coincé au niveau 100 depuis un long moment, un moment suffisamment long pour me désintéresser graduellement des friandises et m’essayer à l’accumulation de 2048 dans une matrice, un autre jeu hautement addictif que vous connaissez certainement.

Le problème de candy crush au niveau 100 est une bombe qui ressemble aux bombes à mèche des bandes dessinées, une bombe à retardement. Voyant cette bombe tapie au fond du jeu, j’ai donc logiquement essayé de m’en débarrasser avant son explosion, échouant systématiquement à passer ce niveau.


Parfois c’était parce que la bombe explosait avant que je ne puisse la neutraliser, parfois parce que ce qui restait des 20 mouvements alloués ne suffisaient pas à éliminer la gélatine. Car au niveau 100, non seulement il faut prendre garde à la bombe mais éliminer la gélatine !

Un jour où je réessayais de résoudre le problème, je me suis autorisé plus de temps de réflexion qu’à l’accoutumé avant de mouvoir des friandises. Ce faisant, je remarquais que le chiffre inscrit sur la bombe ne décroissait pas tant que je ne bougeais pas de friandise.

Ainsi cette bombe n’était pas activée par une minuterie comme j’en étais persuadé, mais au terme des mouvements autorisés. Le chiffre figurant sur la bombe représentait des mouvements et non pas le temps restant !

Depuis le début, je jouais ce niveau en fondant mes actions sur une hypothèse fausse, une hypothèse que je n’ai pas vérifiée. Ce faisant, j’étais induit en erreur en croyant jouer contre la montre. Mon illusion était entretenue par le fait que plus vite je bougeais les friandises et plus vite la bombe explosait, une corrélation mal interprétée.

Une fois cette erreur comprise et ma stratégie adaptée, mes résultats se sont améliorés.

L’ironie de cette histoire est que je conseille nombre de personnes à longueur de temps de ne pas se précipiter dans l’action avant d’avoir vérifié leurs hypothèses, puis d’expérimenter méthodiquement les solutions envisagées pour résoudre les problèmes. Exactement ce que je n’ai pas fait…

Moi inclus, combien de personnes se précipitent sur des solutions pensant avoir une compréhension suffisante du problème ?

Ce petit diabolique petit jeu m’en a (re)fait la démonstration.


 Lecture complémentaire : Méthodes et outils de résolution de problèmes


Mise à jour le Mardi, 22 Juillet 2014 15:38