Christian HOHMANN

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Impression 3D et usine du futur

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L’impression 3D consiste générer des objets en volume par la dépose de couches successives de matière. Cette technique, également nommée "fabrication par couches additives" permet de créer des formes complexes, impossibles ou longues et coûteuses à obtenir avec les techniques classiques de moulage ou d’usinage et assemblage.

L'impression 3D est plutôt adaptée (avec les premières solutions) aux petites séries, voire à la fabrication de pièces uniques. L'ensemble de ces caractéristiques en fait un moyen de production emblématique de l'usine du futur.


Quelles applications industrielles ?

L'impression 3D est à ses début un démonstrateur de laboratoire, puis un moyen de réaliser rapidement et à faible coût des maquettes et prototypes, avant d'être associée à la fabrication de toutes sortes d'objets tels que des figurines, des pièces de rechange, des prothèses, des oeuvres d'art... à la portée du grand public.

Outre le prototypage, quelles applications industrielles l'impression 3D pourrait-elle / peut-elle permettre ?

Avec l'apparition de nouvelles matières aptes à l'impression 3D, les applications industrielles se dessinent :

  • fabrication de pièces complexes monobloc, dont le coût est moindre que par d'autres procédés
  • fabrication de pièces multi matières réalisées par complexage mais demeurant monobloc
  • réplication de pièces, sans disposer des plans, en associant un scanner 3D à la chaîne d'impression, intéressant pour la maintenance, la réparation, la restauration
  • productions en petites séries, voire en lot unitaire
  • ...

Des résines plastiques aux métaux et autres matières

Les premières impressions 3D utilisaient des résines plastiques, ouvrant déjà un champ considérable d'applications. De nouvelles matières sont graduellement utilisables selon le même procédé, ce qui multiplie d'autant les applications possibles.

Parmi les applications en test, citons la réalisation de bâtiments en béton dont la structure est "imprimée" par une imprimante-portique de grande dimension, l'impression d'objets comestibles ou la fabrication de prothèses en matériaux biologiques (peau, organes...).

Avec ces techniques d'impression il y a une moindre consommation de matière, de perte par usinage par exemple et une meilleure maitrise des formes pour les produits biologiques, par rapport à de la croissance par culture.

Des dossiers sur les technologies et les matières d’impression 3D se trouvent en suivant >ce lien<


Impression 3D et usine du futur

Si l'on admet que la production du futur sera orientée vers des produits hautement personnalisés, voire uniques, ce qui est déjà bien le cas de prothèses ou d'implants biologiques, de médicaments sur mesure, etc. l'impression 3D la rend possible à des coûts raisonnables, voire faibles. Avec de tels moyens très flexibles et dans un environnement au standard Industrie 4.0, la production de masse de produits uniques est une utopie qui devient réalité.

L'usine du futur ressemblera peut-être à une boutique dans laquelle la fabrication de petits (?) objets personnels et uniques pourra se faire sur des imprimantes 3D, le temps de passer chez le coiffeur ou de faire d'autres emplettes.

Ces applications potentielles de l'impression 3D relativisent le terme "industriel" qui ne doit pas être compris comme la seule production de biens d'équipement ou de consommation en quantités importantes.


 

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Mise à jour le Dimanche, 11 Octobre 2015 05:10  

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