Christian HOHMANN

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Le management façon mouette

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Christian HOHMANN
J’ai bien ri en faisant sa connaissance : le management façon mouette.

C’était à n’en pas douter la façon de raconter de mon interlocuteur, son imitation de la mouette (très malade la bestiole à en juger par son cri) et d’imaginer les managers dans ce rôle qui m’ont fait rire car le fond de l’affaire est sérieux, grave même. 

Qu’est-ce que le management façon mouette ?

(expliqué à ma manière et avec mes mots)

Une mouette vole relativement haut, fait beaucoup de bruit, crie fort, ricane même et de temps à autre lâche une fiente sur une pauvre victime avant de disparaître. 

Transposée au management, la mouette est une personne investie de l’autorité hiérarchique qui fait du bruit et attire l’attention (voire la crainte) tout en restant à distance des réalités du terrain. 

Les subordonnés se classent en deux catégories majeures : 

Celle qui considère les mouettes comme un élément du décor, de l’écosystème. On les aime ou pas on ne peut rien y faire, les mouettes sont là. A force, les cris des mouettes ne sont qu’un bruit de fond familier qui rappelle où l’on se trouve, comme dans les films où la bande son fait la part belle aux volatiles criards (même si aucun d’entre eux n'apparaît à l’image), juste pour souligner que la scène se déroule en bord de mer.

Pour les adhérents à cette catégorie, le problème des fientes s’appréhende de manière statistique : elles finiront par tomber, voire même de mâculer, mais le phénomène est suffisamment rare pour ne pas y prêter plus d’attention que cela.

En résumé : on peut très bien vivre avec des mouettes dans les parages.

Celle qui craint les mouettes, autant pour leur agressivité que pour leur pouvoir de nuisance et qui s’en rend malade. C’est alors une débauche de moyens pour tenter de tenir les mouettes à distance, de se protéger des possibles coups de becs et des redoutées déjections.

Je vous laisse, lectrices, lecteurs, retranscrire cela dans le contexte d’une organisation et de son management.

C’est là qu’arrive une remontrance, plus souvent injuste et/ou injustifiée par le manque de connaissance des causes des problèmes, et qui tombe telle une fiente de mouette sur un passant innocent.

La victime se sent “salie” et marquée par l'infamie, et tout comme la fiente ne pose que des problèmes (de nettoyage) à sa victime, la fiente figurée colle à sa victime - qui met du temps à se débarrasser du ressentiment - tout en n’apportant aucun bénéfice quant à la résolution du problème qui est à l’origine de sa chute. 

Tout comme il est impossible de connaître les motivations de la mouette qui s’éloigne à tire d’ailes, probablement consciente de son méfait, à enfienter sa victime, il est le plus souvent impossible de dialoguer avec le management du même nom qui ne se risque pas à s’attarder dans les parages de ses dégâts. 

Traiter un manager de mouette est donc, vous l’aurez compris, peu flatteur.


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Mise à jour le Lundi, 14 Novembre 2016 18:32  

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