Christian HOHMANN

Depuis 1998

  • Augmenter la taille
  • Taille par défaut
  • Diminuer la taille

L'analogie de la chaine

Envoyer

Christian HOHMANN Parmi les analogies utilisées pour expliquer la notion de contrainte on trouve celle de la chaine et du maillon faible.


Chaine et maillons

Un processus ou a fortiori une chaine de valeur (value stream) peuvent s’assimiler à une chaine de tâches et d’opérations mises en œuvre pour transformer des éléments d’entrée en éléments de sortie. De même, une entreprise peut s’assimiler à une chaine constituée de différents services et processus au service de sa finalité.

Ceci fonctionne si les maillons de la chaine sont en interaction les uns avec les autres, car une suite de maillons sans interaction n'est qu'un "tas" de maillons. Cette notion d'interaction est fondamentale et donne tout son sens à l'analogie de la chaine.

La "performance" d’une chaine (capacité de traction, résistance à la traction…) est directement liée à celle de son maillon le plus faible. Celui-ci est donc la contrainte du système que forme la chaine et par conséquent limite la performance de cette dernière, c’est-à-dire de l’ensemble du système.

Avec beaucoup de bon sens, la Théorie des Contraintes (ToC) focalise son attention de manière obsessionnelle sur le maillon faible, la contrainte.

En effet, à quoi servirait de renforcer les autres maillons si le plus faible détermine la performance ?

Par ailleurs, si les opportunités d’améliorations sont quasi infinies, les ressources que l’on peut y consacrer (temps, argent…) sont elles généralement très limitées, d’où la nécessité de focaliser les efforts sur le seul levier le plus important : le "renforcement" du maillon faible.

"Monde des coûts" versus "monde du Throughput"

La Théorie des Contraintes s'attache avant tout à maximiser le Throughput alors que les praticiens du Lean ont pris l'habitude de raisonner prioritairement en réduction des gaspillages et par conséquent en réduction des coûts.

Dans l'analogie de la chaine, les coûts peuvent s'assimiler au poids de la chaine. La réduction du poids, qu'elle soit globale ou focalisée sur un maillon particulier, profite à l'allègement du poids de l'ensemble de la chaine. Ce raisonnement tend à donner raison aux initiatives Lean d'améliorations locales.

Les promoteurs de la ToC font alors remarquer que la réduction du poids de la chaine n'a en aucune manière renforcé le maillon faible, la chaine reste donc à la merci de ce dernier. Ceci reste vrai si les initiatives d'amélioration ont contribuées à renforcer d'autres maillons que le plus faible.

La finalité de la chaine n'est pas d'être aussi légère que possible mais de transformer le maximum d'éléments d'entrée en éléments de sortie, autrement dit à générer le maximum de Throughput. Ceci ne s'obtient qu'en amplifiant les interactions entre maillons de la chaine.


View Christian HOHMANN's profile on LinkedIn

Mise à jour le Lundi, 28 Septembre 2015 15:21  

Sujets similaires